Commentaires lecteurs
Madame Sarah et le jeune vagabond
Bonjour Cécile,
J'ai lu avec beaucoup de plaisir ta dernière nouvelle. Grâce à ton style qui décidément me plait beaucoup, tu parviens à nous embarquer dans un tourbillon d'émotions alors que tu décris un moment si anodin de la vie. J'aime l'attention que tu portes aux détails et qui donnent tout le relief à ton récit. Qu'ils sont émouvants tous les deux ! On aimerait tellement qu'ils se parlent car ils pourraient s'apporter mutuellement tant de choses ! Mais ainsi est la vie de nos jours, chacun dans sa solitude ! Tu décris cela si bien avec cette pseudo peur qui inhibe, qui interdit, ce "on ne sait jamais" empreint de préjugés et qui tue toute humanité. Vraiment Bravo !
Puis bien évidement il y a les pépites : "Elle est drôlement voutée, comme la moitié d'un biscuit qu'on trempe dans le café." "Je l'aperçois de loin revenir avec son chariot qu'elle traine comme sa croix."
Merci Cécile pour ce bel instant.
Au plaisir de te lire,
Géraldine
Bonjour Cécile,
Ces tranches de vies sont émouvantes, tu rends - par tes descriptions fines et poétiques - visible les invisibles : de la vieille dame au jeune narrateur, à l'épicier du coin en passant par le SDF. J'aime ces phrases qui débutent la journée de la vieille dame : Madame Sarah à l'air d'avoir cent ans. Elle porte aujourd'hui des bottes courtes en caoutchouc vert. Ces solitudes sont touchantes, l'une la comble par l'accumulation de chats (très joliment décrits à la fin) avec les habitudes qu'ils génèrent : aller à l'épicerie leur chercher à manger, l'autre en fumant des joints avec pour effet (très drôle ou pathétique) d'imaginer des rats sortir d'un décrottoir ! Le fait de fumer un joint même si c'est harām, bien vu aussi ! Et cette triste vérité de la bouche d'Amir : Ça fait un peu peur la vieillesse.
Tes descriptions de Bruxelles sont également très visuelles : on assiste à la scène comme si on était au bistrot du coin à observer la rue devant un café !
Merci pour ce moment et au plaisir de te lire,
Catherine
Bonjour Cécile,
Ce récit est imprégné d'émotions grâce à l'ambiance, la description des rituels, les manies écrites avec beaucoup de charme et de délicatesse de madame Sarah, sa solitude omniprésente malgré la présence de ses chats qui comblent sa vie. Heureusement, Amir est sensible à son intérêt pour les animaux domestiques et c'est apaisant de la sentir moins seule.
C'est aussi une belle histoire qui nous interroge sur la vieillesse avec ses repères ( les horaires, le thé, les jours des courses sauf le vendredi..) pour ne pas faillir.
Le texte est fluide, agréable à lire et bien exprimé dans le moindre détail avec en plus la description de Bruxelles.
Je regrette que les deux personnages ne se rencontrent pas pour vaincre leur solitude, sûrement par pudeur ou timidité
Merci pour ce moment savoureux.
Pasquale
Bonjour Cécile,
Ce texte saisissant nous plonge dans l'univers de Madame Sarah, une vieille dame solitaire vivant dans une maison bruxelloise empreinte d'histoire. La description de sa maison à trois étages, avec ses fenêtres rectangulaires et sa porte en bois vernis, crée une image visuelle forte. Les rideaux constamment tirés renforcent l'impression de solitude et d'isolement qui entoure Madame Sarah. La posture voutée de la vieille dame, comparée à la moitié d'un biscuit dans le café, dépeint parfaitement son âge avancé. Sa routine matinale, accompagnée du bruit incessant de la circulation et sa visite quotidienne à l'épicerie du coin, nous plongent dans sa vie quotidienne. La relation avec Amir, le propriétaire de l'épicerie, ajoute une touche de chaleur et de camaraderie à la vie solitaire de Madame Sarah. Les chats de Madame Sarah, décrits avec poésie, apportent de la joie et de la lumière à sa vie. La perception de la niche dans le mur, imaginée comme un passage pour rats des villes, contraste avec sa réalité en tant que décrottoir, créant une touche d'humour et de mélancolie. Le récit passe ensuite au point de vue de Madame Sarah, nous offrant une perspective plus intime sur sa vie et son attachement profond envers ses chats. La mention de la journée d'hiver et du thé prêt à être dégusté crée une atmosphère de calme et de rêverie, clôturant ce texte captivant.Merci pour cette nouvelle.
Bonjour Cécile,
Merci pour ce récit délicieux et pleins d'émotions ! Vous décrivez très bien le quartier de Madame Sarah, on a l'impression d'en observer une photo. La solitude de la vieille dame est très bien dépeinte malgré la présence de ses nombreux chats.
La double narration apporte une touche d'émotion à la nouvelle. Je me demandais pendant la lecture si les 2 personnages se rencontreraient à la fin...
Les soucis liés à la vieillesse sont ici évoqués tout en douceur et nous font nous interroger.
Merci pour ce bon moment de lecture !
Lydia.
Bonjour Cécile,
J'aime beaucoup ! L'ambiance que tu crées dans ta nouvelle, tes protagonistes au profil hors norme, en marge.
Cela m'évoque le roman de Dima Abdallah, Bleu nuit, une perle selon moi...
Tu dépeins délicieusement le petit monde animal, celui des chats mais également celui des rats.
J'ai trouvé belles certaines tournures : elle promène sa solitude, son chariot qu'elle traine comme sa croix.
Je me suis sentie un peu perdue avec le passage du "elle" au "je". L'idée de changer de perspective est super intéressante mais j'ai manqué de repère pour m'y retrouver.
Somme toute, très bel exercice d'écriture !